En 1668, L’Evêque de NIMES, Monseigneur COHON, fonde le 3 mars de cette année, une  maison appelée La Providence, pour aider à l’instruction et à l’alimentation d’enfants pauvres catholiques et protestants des deux sexes. Elle bénéficie de statuts ; elle est administrée par 12 personnes ; cette maison est située sur l’emplacement actuel du parking de la chambre de commerce de Nîmes, ancien hôpital protestant.

Le 6 février 1669 : Mademoiselle de CHAMPEAU,  1ère directrice, est installée dans son emploi ; elle reçoit les premiers enfants.

Le 20 juin 1669 : La Providence s’installe dans les locaux  d’un ancien hôpital protestant   acquis par l’Hôtel-Dieu, hôpital catholique.

En mars 1686, Monseigneur SEGUIER, successeur de Monseigneur COHON, qui a envoyé à VERSAILLES Monsieur de LAUGNAC, vicaire général, trésorier de la cathédrale, obtient du roi les « lettres patentes  (acte administratif conférant certaines facilités relatives à la fiscalité de l’époque) ; elles sont enregistrées au « parlement » de TOULOUSE  le 10 juillet 1686, à la cour des comptes de MONTPELLIER  le 25 octobre suivant et par le « présidial » de NIMES le 24 janvier 1687.

A la Révolution,  la propriété du bâtiment acquise en 1698 est reprise par l’Hôtel-Dieu. L’œuvre de la PROVIDENCE disparaît dans les années 1789 – 1794.

En 1816, les Dames de la Miséricorde, association de dames charitables de Nîmes, créent un orphelinat pour jeunes filles.

En 1822, existe à « NISMES » une association de dames charitables, dite « Association de l’œuvre de la Miséricorde », qui a « établi » la maison de la Providence.

Pour le service de cette maison, la présidente et les dames de cette association décident de faire appel à une congrégation religieuse féminine catholique.

Le 28 mars 1882, le conseil municipal de la ville de NIMES décide d’acquérir un établissement qui sera mis à la disposition des Dames (religieuses) de NOTRE DAME DE GRACE sous l’ordre de SAINT-THOMAS DE VILLENEUVE ; cet établissement est destiné à l’éducation gratuite de jeunes filles catholiques pauvres.

De cette date à nos jours nous retiendrons quelques moments importants de l’histoire de l’institution :

Le 22 décembre 1956 création de l’association « l’œuvre Nîmoise du foyer de  Saint Thomas ».

Le 27 mars 1958 : déclaration à la préfecture du GARD : NR 28/1958.

Le 3 avril 1958 : les statuts sont publiés au Journal Officiel.

Le 23 octobre 1967 : l’association se voit notifier l’habilitation préfectorale lui permettant d’accueillir des enfants relevant de l’assistance éducative.

Le 26 novembre 1982 : Foyer  Providence 2000 ; inauguration des nouveaux locaux après leur reconstruction.

Après renouvellement, tant au niveau des locaux, que du personnel, que du dispositif de prise en charge des enfants, ces modifications ont permis à l’établissement d’être en adéquation entre besoins et moyens pour accomplir sa mission.